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Ce mois-ci nous avons le plaisir de vous présenter Anatole. Après avoir voyagé aux quatre coins du monde pour un éditeur de logiciel américain. Anatole a décidé de poser ses valises chez Wakam pour rejoindre la Squad Pricing en tant que Data Scientist. On a parlé parcours professionnel, voyage mais aussi assurance paramétrique, Coca Zéro et Queen !

Hello, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Anatole Callies et je suis Data Scientist dans la Squad Pricing chez Wakam depuis un an et demi maintenant.

Avant de rejoindre Wakam, j’ai travaillé pendant plusieurs années chez un éditeur américain qui développe un logiciel pour les banques et autres institutions financières.  

J’y ai occupé plusieurs postes : développeur au départ puis consultant. Ça m’a permis de beaucoup voyager, j’ai passé pas mal de temps à SF, Tel-Aviv, en Espagne, en Roumanie. On m’a ensuite proposé de passer Chef de Produit, j’étais vraiment au cœur de la conception du produit c’était très intéressant.

Mais je voulais revenir à mes premiers amours et travailler à nouveau sur des sujets un peu plus techniques sans pour autant perdre le côté métier.

Donc j’ai commencé à me former sur des sujets comme le machine learning et la data science. Et c’est comme ça que j’ai fini par postuler et rejoindre Wakam !   

Tu es « Data Scientist» mais ça consiste en quoi exactement ?

Le rôle de la Squad Pricing est de définir la prime d’assurance que va payer l’assuré final. Mon rôle est de faire une prédiction du risque à partir des données que nous donnent (ou non) le partenaire.

La grande force de Wakam est de proposer des produits d’assurance sur-mesure. Les partenaires viennent nous voir avec des idées de produits plus ou moins abouties.

Parfois ils sont au tout de début de la conception. Mon rôle est de leur poser des questions pour être en mesure de définir la prime d’assurance. L’objectif principal est de prédire combien vont nous coûter les sinistres du produit qu’ils veulent concevoir, c’est ce qu’on appelle la prime pure. Pour cela je m’appuie sur différentes données. Par exemple, si c’est un courtier automobile, il vient généralement avec son portefeuille et ses propres données ce qui est relativement facile à tarifer.

Et comme je te le disais, parfois nous n’avons pas ou tout près peu de données parce que par exemple le produit est totalement nouveau ou tout simplement que le partenaire n’a pas de données à sa disposition.

Comment faites-vous quand vous n’avez pas de données ? Vous calculez ça au hasard (rires) ?

(Rires) Alors non pas au hasard mais ça peut en effet être assez hypothétique.

Par exemple, Wakam était le premier assureur des trottinettes en libre-service. Il n’existait pas de données à l’époque. Mais ce qu’on connaît bien c’est le risque des cyclomoteurs.

Donc on a comparé le poids moyen et la vitesse moyenne d’un cyclomoteur avec une trottinette et on a réussi à en ressortir un prix pour la prime d’assurance.

Tu as aussi des instituts de statistiques qui, sans te fournir les données sous-jacentes, te disent qu’il y a par exemple X% de vols de téléphones chaque année. C’est plus moins facile de trouver les données et du coup notre confiance en la prédiction est plus ou moins haute en fonction du volume de données qu’on a ! Parfois on se trompe et du coup on corrige pour coller au plus près de la réalité.

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre Wakam ? 

J’étais dans le monde de la finance et je voulais faire autre chose. Je trouve que l’assurance est un secteur plus concret : tu ne parles plus de taux d’intérêt mais d’accidents, de vols, de dégâts des eaux.

Et puis, Wakam me paraissait être l’acteur le plus innovant dans son secteur !

Data Scientist quel que soit le domaine d’activité, ça consiste toujours à prévoir quelque chose et le métier d’assureur c’est vraiment là où tu as besoin de la prévision ! Donc c’était assez naturel finalement.

Peux-tu expliquer ton métier à un enfant de trois ans ?

J’essaie de prévoir des choses et parfois je me trompe. Un peu comme la météo à la TV mais quand on se trompe ça peut coûter cher.

Que penses-tu du secteur de l’assurance ?

C’est clairement un secteur qui a mauvaise presse ! Avant d’y travailler je n’en avais pas non plus une très bonne image. Mais pour mon job c’est un secteur vraiment hyper intéressant.

C’est aussi grâce à des acteurs un peu nouveau comme nos partenaires qu’il pourra plus et mieux se développer : en étant plus transparent, avec des process moins opaques et plus rapides.

Et puis c’est un secteur dans lequel tu peux tout imaginer, dans lequel tu peux tout tester. Cela s’applique particulièrement à Wakam car notre force est de créer des produits ! On fait du risque météo pour les agriculteurs en Allemagne avec notre partenaire Wetterheld, du vol de téléphone, de l’assurance embarquée avec GoodsID et plein d’autres produits.

Du coup tu as une meilleure image du secteur de l’assurance maintenant que tu y es ?

En fait je comprends mieux le point de vue des assureurs. Pendant la pandémie, les assureurs avaient un peu le mauvais rôle de ne pas rembourser les pertes d’exploitations liés à la pandémie. Mais en fait c’est impossible d’assurer un risque événement lorsqu’il devient omniprésent.

L’assureur ne peut intervenir que si un risque est aléatoire et pas systématique.

Une semaine type pour toi chez Wakam ça ressemble à quoi ?

Dans la Squad Pricing, on gère en permanence 3 ou 4 partenaires. Donc la semaine est partagée entre les réunions avec le partenaire et beaucoup de temps seul de réflexion et de recherche. C’est un travail assez solitaire mais très axé sur la réflexion et c’est ça qui me plaît. Bien sûr on échange aussi entre nous pour confronter nos points de vue et trouver de nouvelles approches de tarification.

Sur quoi est-ce que tu travailles en ce moment ?

Je travaille sur un rachat de franchise. Le rachat de franchise c’est le reste à charge qui sera payé par l’assuré en cas de sinistre. C’est souvent le cas lorsque tu loues une voiture et que tu as un accident. Généralement tu as une franchise assez élevée et on te propose pour x euros par jour de réduire ta franchise à zéro.

Je suis en train d’étudier le portefeuille sinistre du partenaire pour définir le montant de la prime que devra payer l’assuré final pour l‘assurance.

Et en ce moment j’ai aussi un partenaire qui souhaite une assurance contre le défaut de paiement en cas paiement différé ou fractionné. Il faut décider quel pourcentage du paiement prélevé pour être en mesure de faire face aux gens qui à l’échéance du paiement ne paieront pas.

Ce sont deux sujets complètement différents mais super intéressants !

Un truc dont tu es super fier que tu as fait chez Wakam ?

Quand je suis arrivé j’ai mis en place le pricing de notre produit retard de vol ! Donc j’ai récolté les données de millions de vols et réalisé un modèle de prédiction du retard d’avion qui performait plutôt bien.

Mais ensuite il y a eu le Covid ! Donc ça a complètement modifié le risque : plein de vols ont été annulés, les aéroports sont moins encombrés et donc il y a moins de retard, etc. La conjoncture a fait qu’on l’a peu utilisé finalement !

Et il y a un autre truc dont je suis aussi assez fier : le lancement de l’assurance météo paramétrique en Allemagne avec l’assurtech Wetterheld.

L’assurance protège les restaurateurs, agriculteurs et organisateurs en cas de forte pluie ou de sécheresse. C’était vraiment hyper intéressant de travailler avec le partenaire sur un produit aussi innovant.

Si tu pouvais ajouter une chose dans les bureaux ?

Je ne vais pas dire une salle de sport parce que ça fait cinq ans que je dis que je vais en faire… (Rires) Mais je dirais un distributeur de boissons ! Je boirais bien un petit Coca Zéro de temps en temps !

Si tu devais décrire la culture chez Wakam, tu dirais quoi ?

Wakam a vraiment une culture basée sur l’innovation et l’autonomie ! On travaille régulièrement sur des sujets innovants qui nous poussent hors de notre zone de confort. On a vraiment la place pour utiliser les outils et les méthodes qu’on veut.

Si tu pouvais changer de métier, que ferais-tu ?  

Mmmmh bonne question… Honnêtement j’adore mon métier donc je ne pense pas que j’en changerais… !

Si tu pouvais changer de place avec quelqu’un pour une journée ?

Ce n’est pas du tout mon domaine d’activité mais j’aimerais bien échanger avec quelqu’un de la People Team. C’est un métier tellement différent de ce que je fais. Je pense que ça doit être super intéressant de traiter des problèmes humains.  

Quels conseils donnerais-tu à Anatole quand il avait 20 ans ?

N’aie pas peur de changer si une situation ne te correspond pas. Il faut le dire très vite et avoir le courage de donner un coup de pied dans la fourmilière pour faire bouger les choses.  

Une petite routine matinale pour bien attaquer la journée en télétravail ?

Ce n’est pas une routine mais depuis que je travaille chez moi j’ai pris l’habitude de ne pas rester assis et de me balader dans mon appartement. Ça m’aide à réfléchir ! Et ce n’est vraiment pas trop quelque chose que tu peux faire au bureau !

Quelle est ta chanson/groupe préféré(e) ?

Je change beaucoup de style entre le Rap, l’électro ou le rock ! Mais là j’ai une grosse période Queen. J’écoute en boucle Bohemian Rhapsody.

Ton restaurant préféré à côté des locaux ?

Hawaiian Poke rue Montmartre ! C’est super bon et les gens sont vraiment sympas.

Le mot de la fin ?

Vive la réouverture des terrasses !!

Propos recueillis en Mai 2021.

Emilien Matte

Brand Content & Social Media Lead

Wakam en 2020

Nouvelle marque, nouveau site web, nouveaux outils, nouveaux Wakamees et nouveaux partenariats !